Depuis toujours , la junte n'arrête pas de dire au monde entier que il n'y a pas de prisonnier politiques en Birmanie........et même Aung San Suu Kyi a été en résidence surveillant pour sa sécurité.
Mais depuis quelques semaine, dans le prison de Insein, les prisonniers politiques vivent en enfer y compris avec leurs avocats.
Rappelant un peu des faits, peu avant la révolution Saffron de l'année dernière, les étudiants de la génération 88 et quelques civiles ont marché dans le but de montrer que la hausse des prix des caburant ne permettent pas au quotidien des birmans de pouvoir survivre.
Peu de temps après , Ko Min Ko Naing, Ko Ko Gyi et près de trentaines de la génération 88 ont été arrêté sans motifs et mis en Prison. Pendant plus de dix mois leurs arrestation n'ont pas été jugés........mais ils ont étaient traité comme des prisonniers politiques.
En plus, au moment de leurs procès; leurs avocats ne peuvent pas questionner librement aux témoines de la junte, leurs familles ne peuvent pas assiter aux procès.
Ce sont des raisons qui ont fait aux prisonniers de ne plus suivre aux procès et de ne pas croire en justice, ils demandent leurs avocats de ne plus suivre le procès,,,,,,,,voilà le résultat....
Quatre avocats des prisonniers politiques ont été arrêté, plus de 4 mois de peine de prison, parce que leurs client demandent de ne plus suivre le procès injuste.Cet exemple fait aux autres avocats de ne plus defendre tout opposant .Il n'y a pas d'égalité dans la justice en Birmanie.....c'est pour cela La Commission des droits del'homme en Asie demande aux avocats internationaux de faire la demande de la libération de ces 4 avocats.
Ko Minn Ko Naing et cinq autre chefs étudiant ont été transféré au prison de MAUPIN et plus de six mois de prison.
Et pour couronné tout, pendant l'arrestation de leurs avocats, la restes des prisonniers politiques ont été jugé sans la présence de tierce personne, minimum 65 ans de peine de prison pour chaqu'un de 14 étudiants de la génération 88.
Aussi, le bloggeur Nay Phone Latt a été jugé de 20 ans de peine de prison.
Même les moines et les nonnes ont été jugé des peines de prison minimum 19 ans.
C'est un avertissement pour tout opposant que, il ne faut pas défier à la junte, car ils n'ont pas seulemnt des armes contre sa peuple mais la justice est dans leur main pour régner la dictature dans le pays......et pour la junte, c'est un pas vers la Démocratie sans aucun prisonniers politiques en Birmanie.
Les noms de trois avocats
U AUNG THEIN
U NYI NYI HTWE (6 mois de peine de prison)
U KHIN MAUNG SHEIN
La quatrième essaie de s'en fuit
U Saw Kyaw Kyaw Minn
Jusqu'à maintenant la pression internationale sur la junte ne change rien la situation en Birmanie pour la Démocratie, parce qu'il n'y a pas de sanction important sur la junte militaire; donc la junte s'en fou la communauté international. La communauté international est responsable pour défendre Les Droits de L'Homme et la Démocratie en Birmanie.
s'informer et suivre le mouvement Birmanie en actualité (manifestation, événements, culturel, respect des droit de l'homme et la démocratie en Birmanie)
mardi 11 novembre 2008
jeudi 16 octobre 2008
Dans les prison en birmanie; les prisonniers politiques sont mal traités depuis plus de dixaines années. Récement un membre de NLD a contaminé le virus de SIDA.
Les medecins dans les prisons traite différament les prisonniers politiques.
Au lieu de donner le permis de faire livrer des seringues jetables par les familles; ils utilisent des seringues contaminé.
Comme ce prisonnier politique n'a pas des moyens pour se soigner, c'est NLD(pegu, yangon division) qui prends soins pour lui (frais de santé) .
Cela montre bien que tout les membres de NLD sont des pires ennemies pour la junte.
Il y a peu de temps, un membre de Generation Wave a été arrêté et emmené avec des manottes depuis chez lui, à cause de la distribution des tracts contre la junte.
KO KYAW THU MYO MYINT a KO ARNAR
membre de Generation Wave arrêté le 13 octobre.
KO AUNG THAN
membre de NLD qui a contaminé le virus de SIDA
il n'est pas la seul dans ce cas............
Les medecins dans les prisons traite différament les prisonniers politiques.
Au lieu de donner le permis de faire livrer des seringues jetables par les familles; ils utilisent des seringues contaminé.
Comme ce prisonnier politique n'a pas des moyens pour se soigner, c'est NLD(pegu, yangon division) qui prends soins pour lui (frais de santé) .
Cela montre bien que tout les membres de NLD sont des pires ennemies pour la junte.
Il y a peu de temps, un membre de Generation Wave a été arrêté et emmené avec des manottes depuis chez lui, à cause de la distribution des tracts contre la junte.
KO KYAW THU MYO MYINT a KO ARNAR
membre de Generation Wave arrêté le 13 octobre.
KO AUNG THAN
membre de NLD qui a contaminé le virus de SIDA
il n'est pas la seul dans ce cas............
jeudi 25 septembre 2008
Les consequences de la libération des prisonniers
Au début de la semaine la junte a libéré plus de 9002 prisonniers dont seulement 9 prisonniers politiques et les restes sont les prisonniers criminales.
Alors pourqoui cette libération et quelles sont les conséquences?????
Tout simplement pour que la pression international diminue, la junte a montré sa bonne volonté en libérant U Win Tin et huit autres prisonniers politiques parmi ces 9002 libérations.
La vrai raison est que faire libérer les prisons pour pouvoir mettre les opposants, les militants et les prisonniers politiques.
Car après un an de la révolution saffron, le nombre des prisonniers politiques a doublé et sans cesse.
En plus de cela, l'armé équipe avec ces prisonniers criminals pour les prochains jours;si jamais il y aurait une manifestation ou un défilé , des participants sera massacré par les prisonniers qui viennent de sortir de prisons.
Car la junte payera et fournira ces gens là pour ces occassion.
C'est comme ça que la famaus association UNSDC a été créé.
Ces gens là n'ont peur de rien et prête à tout.
Alors tout ceux qui facilitent la libération des neuf prisonniers parmi 9002 libération encourage le massacre du 50 millions birmans. Chaque geste de la junte a sa raison, donc n'espèrer jamais que la junte montrera sa bonne volonté.
Au début de la semaine la junte a libéré plus de 9002 prisonniers dont seulement 9 prisonniers politiques et les restes sont les prisonniers criminales.
Alors pourqoui cette libération et quelles sont les conséquences?????
Tout simplement pour que la pression international diminue, la junte a montré sa bonne volonté en libérant U Win Tin et huit autres prisonniers politiques parmi ces 9002 libérations.
La vrai raison est que faire libérer les prisons pour pouvoir mettre les opposants, les militants et les prisonniers politiques.
Car après un an de la révolution saffron, le nombre des prisonniers politiques a doublé et sans cesse.
En plus de cela, l'armé équipe avec ces prisonniers criminals pour les prochains jours;si jamais il y aurait une manifestation ou un défilé , des participants sera massacré par les prisonniers qui viennent de sortir de prisons.
Car la junte payera et fournira ces gens là pour ces occassion.
C'est comme ça que la famaus association UNSDC a été créé.
Ces gens là n'ont peur de rien et prête à tout.
Alors tout ceux qui facilitent la libération des neuf prisonniers parmi 9002 libération encourage le massacre du 50 millions birmans. Chaque geste de la junte a sa raison, donc n'espèrer jamais que la junte montrera sa bonne volonté.
vendredi 19 septembre 2008
Septembre 2007- Septembre 2008
Cela fait déjà un an que la revolution Saffron a commencé. Je dis bien commencé, car ce n'est pas encore terminer, tant que la junte ne demandera pas Pardon aux moines.
La révolution saffron était la grande défilé pacifique dans les rues par les moines, qui ont été abattu par la junte.
Certaines moines ont en prison, certaines ont disparus et encore les sacrifices des vies humaines.
C'était une grande défilé des moines et des civiles depuis 1988, tout simplement pour demander les conditions des vies meilleurs.
Avant la révolution Saffron, il y a près de mille prisonnier politiques, mais pendant un an le nombre des prisonniers politique a doublé. La junte ne cesse d'arrêter tout personnes suspects y compris les moines.
Même les civiles n'osent plus faire des offrandes car tout personnes entrent au monastère deviennent suspect. les monastères ont pris d'assut en pleine nuit par l'armé, les offrandes de la monastère ont prise même l'argent des donnation.
Même ces pressions fait par la junte, les moines ont les premières qui donnent secours au sinistrés de NARGIS.
Alors, mêm si il n'y a plus de défilé, les moines ont toujours en mouvement car ils exerce "PATTA NAT KUZA NA KAN", c'est à dire ne pas accepter tout offrande par les autoritaires.
N'oublions pas......La revolution Saffron est un pas pour la Democratie en Birmanie.
La révolution saffron était la grande défilé pacifique dans les rues par les moines, qui ont été abattu par la junte.
Certaines moines ont en prison, certaines ont disparus et encore les sacrifices des vies humaines.
C'était une grande défilé des moines et des civiles depuis 1988, tout simplement pour demander les conditions des vies meilleurs.
Avant la révolution Saffron, il y a près de mille prisonnier politiques, mais pendant un an le nombre des prisonniers politique a doublé. La junte ne cesse d'arrêter tout personnes suspects y compris les moines.
Même les civiles n'osent plus faire des offrandes car tout personnes entrent au monastère deviennent suspect. les monastères ont pris d'assut en pleine nuit par l'armé, les offrandes de la monastère ont prise même l'argent des donnation.
Même ces pressions fait par la junte, les moines ont les premières qui donnent secours au sinistrés de NARGIS.
Alors, mêm si il n'y a plus de défilé, les moines ont toujours en mouvement car ils exerce "PATTA NAT KUZA NA KAN", c'est à dire ne pas accepter tout offrande par les autoritaires.
N'oublions pas......La revolution Saffron est un pas pour la Democratie en Birmanie.
mercredi 13 août 2008
A BOGALAY, dans la région où le cyclone a dévasté il y a eu une grande arnaque aux sinistrés.
L'entreprise " HTOO" , donc l'entrepreneur millionnaire TAYZA, qui est le gendre de Général THAN SHWE, a eu des contarts pour la reconstruction de la ville sur le plan immobilier.
Cet entreprise a utilisé des sinistrés comme ouvriers, et revendre les maisons construites par ces ouvriers ,de crédit sur trois ans.Mais sans régler les maind'oeuvres, sans payer les travailleurs sinitrés, au total plus de 150 000$ (ce qui est énorme pour les birmans)........
Comme ci le passage de cyclone dans cette région ne suffisait pas....
L'entreprise " HTOO" , donc l'entrepreneur millionnaire TAYZA, qui est le gendre de Général THAN SHWE, a eu des contarts pour la reconstruction de la ville sur le plan immobilier.
Cet entreprise a utilisé des sinistrés comme ouvriers, et revendre les maisons construites par ces ouvriers ,de crédit sur trois ans.Mais sans régler les maind'oeuvres, sans payer les travailleurs sinitrés, au total plus de 150 000$ (ce qui est énorme pour les birmans)........
Comme ci le passage de cyclone dans cette région ne suffisait pas....
mardi 24 juin 2008

Voici les deux reçu pour le transfert de vos dons pour la deuxième fois.
Ce transfert a été fait le 5 juin 2008, pour le montant totale de 1500 euros.
Nous avons faire le don aux deux associations, 1000 euros pour le "FFSS" (Free Funeral Services Society) et 500 euros pour le "NOW Community Workgroup".
Ces deux associations sont en Birmanie et donnent des premiers aides nécesaire pour les sinistrés du "NARGIS"....les services fournies par ces associations sont voici.
1.Distribution de la nourriture.
2.Distribution des médicaments et les habits.
3.Le dons aux monastère( sac de riz, bougie, savon)
4.Les fournitures scolaire pour les écoliers.
5.La participations des frais aux constructions des écoles.
mardi 17 juin 2008
MYANMAR: Les besoins en hébergement d’urgence toujours importants
BANGKOK, 17 juin 2008 (IRIN)
- Six semaines après le passage du cyclone Nargis dans le delta de l’Ayeyarwady, au Myanmar, un grand nombre de rescapés ne bénéficient toujours pas d’un hébergement d’urgence adéquat pour les protéger des fortes averses de la mousson, et sont ainsi plus exposés au risque de contracter des maladies.
Un grand nombre de rescapés ont tenté de se construire un hébergement pour se protéger des intempéries à l’aide de matériaux naturels traditionnels, tels que les feuilles de palmier, selon plusieurs travailleurs humanitaires, qui se sont déplacés à travers le delta touché.Ces refuges improvisés, ont-ils expliqué, ne résistent toutefois pas à l’eau. « Six semaines plus tard, il y a encore des gens qui n’ont pas de toit sur la tête », a déploré John Sparrow, porte-parole de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), qui vient de revenir du delta.« Beaucoup de gens ont monté des refuges temporaires, mais ils restent malgré tout totalement démunis. Ils sont tenaces, et ils font tout ce qu’ils peuvent par eux-mêmes, mais cela ne suffit pas ».
À l’heure actuelle, les organisations humanitaires distribuent des bâches de protection, mais leurs efforts ont été entravés par la pénurie de matériel, aggravée par une demande en équipements d’urgence semblables pour les rescapés du tremblement de terre de Sichuan, en Chine voisine.
Problèmes logistiques Les organisations sont également confrontées à des difficultés logistiques pour acheminer les bâches dans les régions touchées et les remettre entre les mains des rescapés.La semaine dernière, selon les estimations de la FICR, seules 22 pour cent des personnes dans le besoin s’étaient vu délivrer du matériel de secours par les organisations internationales.
Dans des abris temporairesEt s’il est vrai que la distribution s’accélère désormais, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime qu’il faudrait encore 500 000 bâches supplémentaires.Le 13 juin, selon les estimations d’OCHA, seuls 160 000 ménages avaient reçu un hébergement d’urgence, généralement sous la forme d’une bâche de plastique.
Graham Eastmond, installé à Bangkok, occupe le poste de coordinateur à l’Emergency Shelter Cluster, un groupe de coordination, composé d’agences des Nations Unies et d’organisations non-gouvernementales (ONG). Selon lui, d’autres bâches arriveront bientôt sur place. Déjà, le département américain de la Défense en a commandé environ 125 000, qui seront prêtes à être distribuées dès le 19 juin, et 110 000 autres, destinées à la FICR, sont déjà en route pour le Myanmar.
La plupart des rescapés qui ont reçu ces bâches ont encore besoin de se voir délivrer des nécessaires ménagers, et notamment des moustiquaires, des couvertures et autres équipements, selon M. Eastmond.Le cyclone Nargis (et l’onde de tempête qui l’a suivi) a fait quelque 133 000 morts et disparus, lorsqu’il s’est abattu sur le pays les 2 et 3 mai derniers, laissant environ 2,4 millions de personnes entièrement démunies.
Besoin d’évaluations Les organisations humanitaires ne connaissent toujours pas le nombre exact des foyers gravement endommagés ou totalement détruits au cours de la catastrophe, mais elles sont en train de réaliser un état des lieux minutieux, qui devrait être achevé d’ici au 24 juin. Cette initiative mobilise plus de 250 représentants des agences des Nations Unies, de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), de la Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement, de la FICR, et de 18 ministères birmans ; dans le cadre de cette initiative, des évaluations de terrain détaillées seront menées dans les 30 communes les plus gravement touchées.
« Nous avons des difficultés, de manière générale, avec le flux d’information », a indiqué M. Eastmond à IRIN, ajoutant que l’évaluation serait fort utile pour permettre aux organisations de mieux adapter leur intervention.Pour l’instant, d’après les estimations de l’Emergency Shelter Cluster, environ 480 000 familles de la région touchée ont perdu leur moyen d’hébergement, bien qu’il s’agisse d’une statistique préliminaire et très approximative, prévient l’organisme.
Femmes enceintes et enfants sont parmi les plus vulnérables.Des dizaines de milliers de rescapés ont quitté les campements temporaires pour retourner dans leurs villages ; selon un rapport publié le 9 juin par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), les conditions de vie des rapatriés sont « extrêmement déplorables » dans certains villages de Labutta, une région durement frappée par la catastrophe, où se sont rendues les équipes de terrain de l’agence onusienne, et il est urgent d’envoyer d’autres bâches sur place.
M. Sparrow a rapporté qu’il avait rencontré une femme, mère de cinq enfants, dont un nourrisson de sept mois, qui avait réussi à monter un petit refuge ouvert. Lorsqu’il lui a demandé comment elle protégeait son bébé des pluies de la mousson, celui-ci ayant déjà développé des problèmes respiratoires, la jeune mère a répondu : « je le serre plus fort ». Une autre travailleuse humanitaire a indiqué que les bénéficiaires des bâches les utilisaient essentiellement pour protéger de l’eau les structures qu’ils avaient construites eux-mêmes à partir de matériaux naturels. « Quand ils les reçoivent, ils disent "merci, maintenant, nous allons vraiment bien dormir ce soir" », a-t-elle expliqué.
Pourtant, selon M. Eastmond, alors même que la distribution des bâches s’accélère, les organisations commencent à débattre de la meilleure manière de couvrir les besoins des populations en hébergement à long terme.Des équipes sont en train de recenser dans le détail les matériaux de construction en circulation sur les marchés locaux, et d’identifier les travailleurs qualifiés susceptibles d’aider à la construction d’habitations. « La prochaine étape sera celle du relèvement rapide, au cours de laquelle les populations recevront du matériel pour reconstruire leurs maisons. Nous devrions tenter de déterminer la meilleure façon de le faire, ce qu’un kit standard d’aide devrait contenir, en ayant pour objectif de produire un refuge adapté pour une famille. Il y a beaucoup à faire », a-t-il estimé.
BANGKOK, 17 juin 2008 (IRIN)
- Six semaines après le passage du cyclone Nargis dans le delta de l’Ayeyarwady, au Myanmar, un grand nombre de rescapés ne bénéficient toujours pas d’un hébergement d’urgence adéquat pour les protéger des fortes averses de la mousson, et sont ainsi plus exposés au risque de contracter des maladies.
Un grand nombre de rescapés ont tenté de se construire un hébergement pour se protéger des intempéries à l’aide de matériaux naturels traditionnels, tels que les feuilles de palmier, selon plusieurs travailleurs humanitaires, qui se sont déplacés à travers le delta touché.Ces refuges improvisés, ont-ils expliqué, ne résistent toutefois pas à l’eau. « Six semaines plus tard, il y a encore des gens qui n’ont pas de toit sur la tête », a déploré John Sparrow, porte-parole de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), qui vient de revenir du delta.« Beaucoup de gens ont monté des refuges temporaires, mais ils restent malgré tout totalement démunis. Ils sont tenaces, et ils font tout ce qu’ils peuvent par eux-mêmes, mais cela ne suffit pas ».
À l’heure actuelle, les organisations humanitaires distribuent des bâches de protection, mais leurs efforts ont été entravés par la pénurie de matériel, aggravée par une demande en équipements d’urgence semblables pour les rescapés du tremblement de terre de Sichuan, en Chine voisine.
Problèmes logistiques Les organisations sont également confrontées à des difficultés logistiques pour acheminer les bâches dans les régions touchées et les remettre entre les mains des rescapés.La semaine dernière, selon les estimations de la FICR, seules 22 pour cent des personnes dans le besoin s’étaient vu délivrer du matériel de secours par les organisations internationales.
Dans des abris temporairesEt s’il est vrai que la distribution s’accélère désormais, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime qu’il faudrait encore 500 000 bâches supplémentaires.Le 13 juin, selon les estimations d’OCHA, seuls 160 000 ménages avaient reçu un hébergement d’urgence, généralement sous la forme d’une bâche de plastique.
Graham Eastmond, installé à Bangkok, occupe le poste de coordinateur à l’Emergency Shelter Cluster, un groupe de coordination, composé d’agences des Nations Unies et d’organisations non-gouvernementales (ONG). Selon lui, d’autres bâches arriveront bientôt sur place. Déjà, le département américain de la Défense en a commandé environ 125 000, qui seront prêtes à être distribuées dès le 19 juin, et 110 000 autres, destinées à la FICR, sont déjà en route pour le Myanmar.
La plupart des rescapés qui ont reçu ces bâches ont encore besoin de se voir délivrer des nécessaires ménagers, et notamment des moustiquaires, des couvertures et autres équipements, selon M. Eastmond.Le cyclone Nargis (et l’onde de tempête qui l’a suivi) a fait quelque 133 000 morts et disparus, lorsqu’il s’est abattu sur le pays les 2 et 3 mai derniers, laissant environ 2,4 millions de personnes entièrement démunies.
Besoin d’évaluations Les organisations humanitaires ne connaissent toujours pas le nombre exact des foyers gravement endommagés ou totalement détruits au cours de la catastrophe, mais elles sont en train de réaliser un état des lieux minutieux, qui devrait être achevé d’ici au 24 juin. Cette initiative mobilise plus de 250 représentants des agences des Nations Unies, de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), de la Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement, de la FICR, et de 18 ministères birmans ; dans le cadre de cette initiative, des évaluations de terrain détaillées seront menées dans les 30 communes les plus gravement touchées.
« Nous avons des difficultés, de manière générale, avec le flux d’information », a indiqué M. Eastmond à IRIN, ajoutant que l’évaluation serait fort utile pour permettre aux organisations de mieux adapter leur intervention.Pour l’instant, d’après les estimations de l’Emergency Shelter Cluster, environ 480 000 familles de la région touchée ont perdu leur moyen d’hébergement, bien qu’il s’agisse d’une statistique préliminaire et très approximative, prévient l’organisme.
Femmes enceintes et enfants sont parmi les plus vulnérables.Des dizaines de milliers de rescapés ont quitté les campements temporaires pour retourner dans leurs villages ; selon un rapport publié le 9 juin par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), les conditions de vie des rapatriés sont « extrêmement déplorables » dans certains villages de Labutta, une région durement frappée par la catastrophe, où se sont rendues les équipes de terrain de l’agence onusienne, et il est urgent d’envoyer d’autres bâches sur place.
M. Sparrow a rapporté qu’il avait rencontré une femme, mère de cinq enfants, dont un nourrisson de sept mois, qui avait réussi à monter un petit refuge ouvert. Lorsqu’il lui a demandé comment elle protégeait son bébé des pluies de la mousson, celui-ci ayant déjà développé des problèmes respiratoires, la jeune mère a répondu : « je le serre plus fort ». Une autre travailleuse humanitaire a indiqué que les bénéficiaires des bâches les utilisaient essentiellement pour protéger de l’eau les structures qu’ils avaient construites eux-mêmes à partir de matériaux naturels. « Quand ils les reçoivent, ils disent "merci, maintenant, nous allons vraiment bien dormir ce soir" », a-t-elle expliqué.
Pourtant, selon M. Eastmond, alors même que la distribution des bâches s’accélère, les organisations commencent à débattre de la meilleure manière de couvrir les besoins des populations en hébergement à long terme.Des équipes sont en train de recenser dans le détail les matériaux de construction en circulation sur les marchés locaux, et d’identifier les travailleurs qualifiés susceptibles d’aider à la construction d’habitations. « La prochaine étape sera celle du relèvement rapide, au cours de laquelle les populations recevront du matériel pour reconstruire leurs maisons. Nous devrions tenter de déterminer la meilleure façon de le faire, ce qu’un kit standard d’aide devrait contenir, en ayant pour objectif de produire un refuge adapté pour une famille. Il y a beaucoup à faire », a-t-il estimé.
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